Née en 1973 en Belgique, je me suis toujours intéressée aux arts. Petite, je me vois dessiner de nombreuses princesses aux grandes robes, de jolies maisons dans de grands jardins colorés,…J’ai toujours aimé jouer avec les formes et les couleurs. A l’âge de 5 ans, je suis récompensée pour un petit concours de dessin des écoles et la princesse de Mérode, en personne me remet un prix ! J’étais impressionnée mais heureuse !

Pendant longtemps, j’ai appris seule en consultant des livres et en m’exerçant aussi souvent que je le pouvais. Mes dessins et mes peintures, bien que charmants, me semblaient souvent imparfaits et je désirais me perfectionner. De mon point de vue de jeune-fille, une artiste talentueuse devait être capable de reproduire au mieux de la réalité. Par la suite, je me rendis compte que la réalité était certes intéressante mais que mon univers imaginaire l’était encore plus et je me laissai tenter par le hasard et l’improvisation en usant des couleurs à volonté et de nouvelles techniques. Beaucoup de mes œuvres ne sont que de purs produits du hasard et très rarement décidées au départ. Ce travail demande beaucoup de patience et offre beaucoup de surprises. Ces dernières provoquent souvent des remaniements inventifs et c’est ce qui me plait !

Mes enseignements artistiques ont évolué de manière ponctuelle. Tout en obtenant un diplôme de professeur en Français et Histoire à la Haute Ecole de Pédagogie de Louvain-la Neuve, je poursuivis mes initiations en art par des cours de dessin à Rixensart, d’un stage en peinture avec un professeur de la Cambre à Bruxelles et d’études passionnées en Histoire de l’art à l’université de Louvain-la-Neuve. Mes deux années à l’école d’art de François Hermès à Genève me laissent un riche souvenir par la rencontre de personnes venant de tous les pays et un apprentissage ludique. Mes 5 années de solfège et l’apprentissage durant trois années de la harpe m’a donné aussi la nuance en tout.

Je me définis néanmoins actuellement plutôt comme une autodidacte libre. Ma recherche se veut plus personnelle : créer sans subir trop d’influence extérieure. Est-ce possible ?

J’ai exposé essentiellement en Suisse en passant par Genève, Rolle, Lausanne,… et suis toujours en recherche de nouveaux défis.

 

Véronique Favre-Duvigneaud